Taylor Knibb remporte son quatrième titre de championne du monde IRONMAN 70.3 à Nice, Marjolaine Pierré 5e

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Par Luc Beurnaux

Publié le sam. 12 septembre 2026

Mis à jour le sam. 12 septembre 2026

Taylor Knibb remporte son quatrième titre de championne du monde IRONMAN 70.3 à Nice, Marjolaine Pierré 5e
© Bartlomiej Zborowski / IRONMAN

L'Américaine Taylor Knibb a remporté en fin de matînée son quatrième titre de championne du monde sur triathlon IRONMAN 70.3, à Nice. Elle a fait exploser la concurrence sur le parcours vélo de 90 km dans l'arrière pays niçois, avant de conserver son avance sur le semi-marathon final. Elle devance les Suissesses Julie Derron, deuxième, et Alanis Siffert troisième. La première Française, Marjolaine Pierré, se classe 5e.

Taylor Knibb (États-Unis) a largement dominé la concurrence pour remporter, ce samedi à Nice, le championnat du monde de triathlon IRONMAN® 70.3 2026. L’Américaine décroche ainsi son quatrième titre mondial sur la distance.

Taylor Knibb a pris le contrôle de la course dès les premiers des 90 kilomètres à vélo et n’a ensuite jamais été inquiétée. Elle s’est imposée en 4h19:24, avec plus de quatre minutes d’avance sur la Suissesse Julie Derron. Sa compatriote Alanis Siffert complète le podium.

Cette victoire constitue le quatrième titre mondial IRONMAN 70.3 remporté par Taylor Knibb au cours des cinq dernières années. L’Américaine se réjouissait de ce résultat, mais aussi de la progression qu’elle estime accomplir en tant qu’athlète.

Les ascensions étaient géniales, je les ai adorées. Les descentes étaient vraiment amusantes aussi. Je me sentais très bien à la fin du vélo. j’ai réussi à ne pas me mettre dans le rouge. Le départ sur la course à pied a été difficile. Il commençait à faire chaud, surtout sur les dix derniers kilomètres.

Taylor Knibb
Taylor KnibbChampionne du monde 2026

Julie Derron, vice-championne olympique à Paris 2024, termine également à la deuxième place de ces Mondiaux, pour sa première participation sur ce format IRONMAN 70.3. Elle est remontée jusqu’au podium grâce à une excellente course à pied, après avoir quitté le parc à vélos en onzième position.

J’ai eu un départ un peu lent, mais j’ai réussi à me rattraper et à terminer fort. Je suis vraiment très contente d’avoir eu les jambes aujourd’hui pour remonter jusqu’au podium. C’était l’objectif en sortant du vélo : jouer un peu à Pac-Man pour remonter le plus haut possible. Je savais que Taylor était inaccessible, mais je continuais à recevoir les écarts et à me battre pour la deuxième place. C’était l’objectif. Terminer deuxième lors de mon premier championnat du monde, oui, je suis vraiment très satisfaite.

Julie Derron
Julie DerronVice-championne du monde 2026

Sa compatriote Alanis Siffert disputait aussi samedi son premier championnat du monde IRONMAN 70.3. À seulement 24 ans, elle a impressionné pour sa première apparition à ce niveau en décrochant la troisième place.

C’est tout simplement incroyable, je n’arrive toujours pas à y croire. Troisième avec un plateau aussi relevé… C’est vraiment génial de partager ce podium avec ma coéquipière Julie et de vivre cela avec ma famille, qui était présente. C’était une course extrêmement difficile. Je suis sortie de l’eau dans le groupe de tête, j’étais vraiment ravie. Puis je suis partie à vélo sur un parcours très vallonné, et j’adore ce type de parcours. Je me suis donc dit : fais ce que tu fais d’habitude et donne tout. J’ai vraiment apprécié les descentes. Mais la course à pied a été une véritable bataille. Je savais que le podium allait se jouer à pied, alors je devais tout donner.

Alanis Siffert
Alanis SiffertTroisième des Championnats du monde 2026

Marjolaine Pierré à plus d’une minute de la tête de course après la natation

Près de 50 des meilleures triathlètes professionnelles mondiales ont pris le départ ce matin à 7 heures des 1900 m de natation dans les eaux cristallines de la Méditerranée, depuis la Plage des Ponchettes, avec le décor spectaculaire de la Côte d’Azur en toile de fond. A leur suite, plus de 2600 triathlètes amateurs, engagées sur le même parcours.

Un premier groupe de tête s’est rapidement formé, emmené par la Britannique Sophie Evans, suivie de près par l’Allemande Lena Meissner et l’Américaine Jenna Campbell. Les sept premières concurrentes ne comptaient que huit secondes d’écart après 1500 m de natation, avec Taylor Knibb et sa compatriote Kirsten Kasper au sein de ce groupe de tête.

Evans a conservé la tête jusqu’à la sortie de l’eau, bouclant la natation en 25’49 avec seulement deux secondes d’avance sur Meißner. Campbell a pris la troisième place, juste derrière. Knibb est sortie de l’eau à neuf secondes de la tête, en cinquième position, tandis que les quatorze premières filles se tenaient en seulement 25 secondes. Le premier groupe de poursuivantes, emmené par Julie Derron, la Française Marjolaine Pierré et l’Australienne Ellie Salthouse, pointait en revanche à plus d’une minute.

Knibb fait la différence à vélo, et Pierré entame sa remontée

Kirsten Kasper a été la première à s’élancer sur le parcours cycliste, juste devant Meißner et la Suissesse Imogen Simmonds. Simmonds a rapidement pris les commandes dans les premiers kilomètres plats à la sortie de Nice, avant qu’Alanis Siffert ne revienne sur elle puis ne prenne la tête.

Dans les dix premiers kilomètres, Taylor Knibb a placé son attaque. Dès les premières rampes, l’Américaine a pris le contrôle de la partie cycliste et comptait déjà trente secondes d’avance au treizième kilomètre. Dix kilomètres plus loin, l’écart dépassait les deux minutes. Knibb continuait de creuser l’écart et, au trentième kilomètre, son avance dépassait quatre minutes et trente secondes. Siffert était alors deuxième, devant la Française Audrey Merle.

À l’approche de l’ascension du col de Vence, Knibb a encore démontré ses qualités cyclistes. Son avance sur Siffert dépassait désormais les six minutes, tandis que Simmonds occupait la troisième place. Dans la descente vers Nice, les poursuivantes ont toutefois commencé à reprendre du temps à l’Américaine. Marjolaine Pierré a notamment réalisé une forte remontée pour prendre la deuxième place au 70e kilomètre. Knibb restait largement en tête, mais Pierré, Siffert et Simmonds avaient réduit l’écart à cinq minutes et trente secondes.

De retour à Nice, Taylor Knibb posait le vélo avec près de quatre minutes et trente secondes d’avance sur Pierré. Simmonds accusait une minute supplémentaire et occupait la troisième place.

Knibb gère son avance à pied, Derron revient fort

Taylor Knibb a poursuivi sur sa lancée en course à pied et a encore accru son avance dans les premiers kilomètres. Marjolaine Pierré conservait la deuxième place, tandis que Julie Derron était l’une des grandes animatrices de la remontée : onzième à la sortie du vélo, elle était déjà cinquième après cinq kilomètres de course à pied.

Si Taylor Knibb contrôlait la tête de course, les positions évoluaient rapidement derrière elle. Siffert a d’abord récupéré la deuxième place, avant que Derron ne la dépasse à neuf kilomètres de l’arrivée. Avec une avance de Knibb devenue impossible à combler, les deux Suissesses pouvaient alors sécuriser leur place sur le podium.

Taylor Knibb a bouclé le semi-marathon en 1h17’56 pour décrocher son quatrième titre mondial sur IRONMAN 70.3. Julie Derron a signé le meilleur temps à pied de la journée en 1h13’04 pour prendre la deuxième place, tandis qu’Alanis Siffert a résisté jusqu’au bout pour conserver la troisième. Grâce au deuxième meilleur temps pédestre du jour, la Norvégienne Solveig Lovseth, championne du monde IRONMAN en titre, remontait à la quatrième place, déposant la première Française, Marjolaine Pierré, finalement cinquième de ces Championnats du monde. Si le podium lui échappe, la Niçoise n’a pas caché sa déception à l’arrivée :

J'ai vraiment rêvé de ce podium et finir 5e, c'est quand même une déception. J'aurais vraiment aimé offrir plus, ici à Nice, et marquer cette ville que j'aime tant et qui m'a tant donné. Je suis quand même satisfaite d'avoir franchi la finish line.

Marjolaine Pierré
Marjolaine PierréCinquième des Championnats du Monde

Quatre Françaises dans le Top 20

La France place trois autres de ses athlètes Elite dans le Top 20, avec Audrey Merle à la huitième place, Anne-Sophie Pierre à la douzième, Aurélia Boulanger à la seizième.

© Pablo Blazquez Dominguez / IRONMAN
Audrey Merle, huitième.

Nikita Paskiewiez termine pour są part à la 28e place, tandis que Julie Iemmolo a dû abandonner.

Top 10 Femmes

1) Taylor Knibb (Etats-Unis) : 4h19’24

2) Julie Derron (Suisse) : 4h23’30

3) Alanis Siffert (Suisse) : 4h25’10

4) Solveig Lovseth (Norvège) : 4h25’50

5) Marjolaine Pierré (France) : 4h26’38

6) Laura Philipp (Allemagne) : 4h27’28

7) Imogen Simmonds (Suisse) : 4h28’01

8) Audrey Merle (France) : 4h29’08

9) Paula Findlay (Canada) : 4h30’33

10) Caroline Pohle (Allemagne) : 4h30’53

© Bartlomiej Zborowski / IRONMAN

Du côté des catégories d’âge….

Au-delà de la course professionnelle, plus de 2600 triathlètes engagées dans les catégories d’âge ont également pris part au Championnat du Monde IRONMAN 70.3 Nice 2026.

La course scratch amateure est remportée par l’Australienne Flora Johnson, devant l’Allemande Ursula Truetzschler, et la Britannique Kerri-Ann Upham.

La meilleure performance française au classement général revient à Emeline Delanis, qui réalise une course remarquable en terminant dixième du classement général amateur féminin et sixième dans sa catégorie 25-29 ans sur 327 concurrentes. Dans cette même catégorie, Lou Prigent prend la onzième place du classement général amateur et termine 7e mondiale.

Chez les 35-39 ans, Diane Baize réalise une performance exceptionnelle à domicile avec une quatrième place mondiale sur 369 participantes, ainsi qu’une 35e place au classement général féminin amateur. Héloïse Focquenoy complète cette belle dynamique avec une septième place dans cette catégorie.

Plusieurs autres Françaises terminent également dans le top 10 mondial de leur catégorie : Lila Bardi, sixième en 18-24 ans sur 174 concurrentes ; Lucie Loudenot, neuvième en 30-34 ans et 36e du classement général ; Estelle Marie Kieffer, neuvième en 50-54 ans ; Clarisse Ducos, sixième en 55-59 ans ; et Mathilde Ballant, septième en 60-64 ans.