Les résultats du triathlon XTrem Alpsman by The Stone 2026
Le 27 juin dernier, AlpsMan a écrit un nouveau chapitre de son histoire en Italie avec la reprise de l’épreuve de triathlon extrême The Stone, triathlon mythique né en 2016. Plus qu’un simple changement de nom, il s’agit d’une nouvelle aventure pour l’évènement, fidèle à l’ADN AlpsMan : une expérience sans concession, exigeante, humaine et profondément ancrée dans la montagne. Le décor change, l’esprit reste intact, à l’image de l’AlpsMan originel du lac d’Annecy.
Une journée hors normes dans le relief de Lombardie
Le lac d’Iseo, joyau alpin niché au pied des montagnes lombardes, est devenu le théâtre d’une journée hors normes. Le départ se fait dans l’eau, au milieu du lac, après avoir sauté d’un bateau, avec 3.8km de natation en entrée. S’ensuit un parcours vélo redoutable, alternant ascensions longues et paysages spectaculaires, pour 180km et 4100mD+.
La course à pied, fidèle à l’esprit AlpsMan, pousse les athlètes dans leurs retranchements : elle débute au cœur de Ponte di Legno, avec “un tournant” au km 20 pour devenir “Stone Finisher” ou bien “Legno Finisher”, avec un final mythique pour ceux arrivant dans les temps et qui s’offriront une montée finale au sommet du Passo Paradiso, à 2600 m d’altitude, au terme de 38,5 km et 2200 m D+.
Victoire française chez les hommes
Pour sa première édition, sous label Alpsman, l’épreuve a souri, en juin dernier, à 93 finishers (sur 200 inscrits), dont 60 sur le format Xtrem, et 33 sur le format Half.
Il est 18h12 lorsque les « triathlètes de pierre » de l’AlpsMan Ponte di Legno by The Stone commencent à franchir la mythique ligne d’arrivée située à 2600 m d’altitude, au Passo Paradiso, accueillis par la majesté du glacier de Presena. Ils achèvent ainsi un voyage incroyable au coeur du triple effort, commencé à 4 heures du matin sur les rives du lac d’Iseo, dans un silence encore enveloppé par l’obscurité.
En tête des finishers de la distance Xtrem, tous récompensés comme vainqueurs avec la traditionnelle Stone, le Français Issam Idjerouidene (Club des Nageurs de Paris) signe le meilleur chrono masculin en 14h12’13 : « La course était tout simplement fantastique. C’est la première fois que je réalise une partie natation en ligne droite, de nuit, guidé uniquement par la lumière d’un phare. Il y avait beaucoup de vent et de courant et, à un moment donné, c’est devenu vraiment difficile. Le vélo était également fantastique, un peu moins le Passo Gavia, notamment compte tenu de mon gabarit. La course à pied, en revanche, a été un cauchemar : courir sur autant de pierres est vraiment difficile. Mais cela reste une expérience complètement folle. » dira le triathlète parisien.
Chez les femmes, la meilleure performance revient à la Suissesse Sandra Wolf (Swiss Triathlon), vainqueure en 16h08’46 : « La natation a été difficile car il y avait beaucoup de vent. Je voyais clairement la lumière, mais j’étais toujours trop concentrée sur moi-même. J’ai essayé de corriger ma trajectoire, mais cela ne fonctionnait pas : je me trompais sans arrêt et la natation a été très éprouvante. J’ai presque eu le mal de mer tellement il y avait de vent sur l’eau. À vélo, tout s’est parfaitement passé sur la partie plate : je n’ai pas trop poussé au début à cause des montagnes qui m’attendaient. La première montée était vraiment belle, mais elle a été suivie d’une très longue descente. Je n’ai pas suffisamment mangé et je suis arrivée en bas en difficulté. Sur le Gavia, cela a été dur dans la partie en forêt, où la pente était très raide et où il était impossible de prendre des virages. Je suis très heureuse d’être arrivée là-haut. »
Un parcours à couper le souffle
La distance reine a débuté par une section natation de 3,8 km dans les eaux du lac d’Iseo. Guidés uniquement par le faisceau lumineux d’un phare, les triathlètes ont traversé le lac d’une rive à l’autre pour rejoindre la première zone de transition, dans la ville d’Iseo, côté Brescia, avant la barrière horaire fixée à 6h20.
Depuis la T1, installée sur les rives du lac, ils ont enfourché leur vélo pour les 180 km, particulièrement exigeants. Sur les routes de la Val Camonica, les athlètes ont cumulé plus de 4 100 m de dénivelé positif, avec trois ascensions légendaires au programme : le Passo Aprica, le Mortirolo et le Gavia, ce dernier constituant le point culminant du parcours à 2 652 m d’altitude.
La course est ensuite entrée dans sa phase décisive avec une section course à pied de 39 km, sur les sentiers de la haute Val Camonica. Au départ de Ponte di Legno, les athlètes ont traversé Zoanno, Precasaglio, Villa Dalegno, Temù et Valbione, au fil d’une ascension quasi permanente.
Le check-point de Ponte di Legno, situé au km 23, s’est une nouvelle fois imposé comme l’un des moments forts de la journée. Les concurrents l’ayant atteint avant 18h30 ont pu faire sonner la mythique cloche et poursuivre leur aventure en direction du Passo del Tonale. Ils ont alors affronté les redoutables 7 derniers kilomètres en haute montagne, dans la Val Presena, avec 800 m de dénivelé positif, pour rejoindre le Paradiso.
Dix-sept triathlètes n’ont en revanche pas réussi à respecter la barrière horaire. Ils ont alors terminé l’épreuve sur un parcours alternatif à plus basse altitude, avec une arrivée sur la Wood Finish Line à Ponte di Legno.
Les participants de l’Xtrem en Relais ont eux aussi vécu toute l’intensité et les émotions de l’événement. Composées de deux ou trois membres, les équipes se sont partagées les différentes sections du parcours, contribuant à rendre cette journée de sport, d’endurance et de passion encore plus intense, au coeur de paysages spectaculaires.
Un nouveau format « Half »
Parmi les nouveautés les plus appréciées de cette édition, le Half Triathlon a proposé une expérience intense et spectaculaire, sur des distances néanmoins plus courtes que celles de la Xtrem.
La section natation, plus courte, a conservé toute la magie de la traversée nocturne du lac.
La section vélo, longue de 145 km pour 2790 m de dénivelé positif, a emprunté une grande partie du parcours de l’épreuve principale jusqu’à Ponte di Legno. Les athlètes ont notamment dû affronter deux ascensions emblématiques du territoire : le Passo Aprica et le Mortirolo.
L’épreuve de course à pied, longue de 22 km pour 850 m de dénivelé positif, s’est déroulée autour de Ponte di Legno et dans le fond de vallée, alternant portions rapides et passages plus techniques dans certains des paysages les plus emblématiques de la haute Val Camonica, avant une arrivée au coeur du village.
« Ça a été dur », raconte Matteo Andreini (Sportaction), originaire de Bergame et auteur du meilleur chrono masculin en 8h27’50.
« Sous prétexte de participer à un Half, on essaie d’aller beaucoup plus vite, mais c’est une compétition qui mérite énormément de respect. Et aujourd’hui, la chaleur était vraiment excessive. C’était génial de participer pour la troisième fois, les deux premières sur le Full, et un honneur de pouvoir terminer devant. Jusqu’aux trois quarts du vélo, j’étais en deuxième position, avec un jeune athlète devant moi. J’ai donné tout ce que j’avais, mais rien ne garantissait que cela suffirait. »
« Une course extrêmement difficile », a déclaré Cristina Nardin (TRI Alto Adige), originaire de Bolzano et auteure du meilleur chrono féminin en 10h19’58.
« Sur la partie vélo, que j’ai adorée, j’ai particulièrement poussé. La course à pied a été difficile, je n’avais plus de jambes. Un magnifique voyage du lac jusqu’aux montagnes. Pouvoir le partager avec les autres participants a été très émouvant. »