Casque vélo : Gros plan sur la technologie MIPS, qui protège votre cerveau en cas de chute

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Par Luc Beurnaux

Publié le ven. 23 octobre 2026

Mis à jour le ven. 23 octobre 2026

Casque vélo : Gros plan sur la technologie MIPS, qui protège votre cerveau en cas de chute
© MIPS

La rédaction s’est intéressée au système de protection MIPS, intégré au casque GIRO Agilis. Là où un casque «standard» protège la boite crânienne contre les fractures et les traumatismes, le dispositif MIPS apporte, lui, une protection optimale au cerveau. Explications, à l’heure où les routes vont devenir glissantes, et plus propices aux chutes.

La pastille jaune logotée MIPS est aujourd’hui aussi connue que l’octogone Vibram sur les semelles de chaussures de trail, ou que le losange noir et doré Gore Tex équipant les coupe-vent les plus imperméables. Reconnaissable entre toutes, elle symbolise la sécurité absolue pour la tête du cycliste, en cas de chute. Plus de 150 marques de casque vélo font aujourd’hui confiance à cette technologie, ainsi que quasiment toutes les équipes pro de cyclisme sur route.

Une couche interne qui accompagne le mouvement du cerveau et prévient les risques de commotion

Les casques de vélo équipés du système MIPS (pour Multi-Directional Protection System) se caractérisent par l’ajout d’une couche intermédiaire, entre la tête et la coque extérieure du casque, dont le mouvement est indépendant de cette dernière.

La coque et cette doublure interne sont liées par des attaches souples en élastomère ; et lors d’un choc, la coque glisse sur la couche MIPS pour limiter la transmission des forces vers la boîte crânienne, et prévenir les risques de commotion cérébrale.

© MIPS

Efficaces sur les chocs radiaux, les casques à technologie MIPS sont surtout utiles sur les chocs obliques, les plus courants lors d’une chute à vélo. Lors d’une chute en effet, l’impact sur la tête est rarement direct (sur le front, le côté ou l’arrière du crâne), mais plutôt oblique, et la tête subit alors une mise en rotation brutale.

Et lorsque la tête tourne violemment, les tissus cérébraux peuvent se déformer ou s’étirer, créant des microtraumatismes difficiles à diagnostiquer, mais potentiellement durables. C’est pour limiter et empêcher ça que la technologie MIPS opère.

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Le concept s’inspire en effet du fonctionnement naturel du cerveau, qui flotte dans le crâne grâce au liquide céphalorachidien. Une partie de l’énergie du choc, au lieu d’être transmise directement au cerveau, est dissipée par un mouvement contrôlé de quelques millimètres, grâce à la couche intermédiaire, ce qui réduit les forces de rotation, et les risques de lésions cérébrales graves.

Le confort et l’aération du casque non modifiés par le système MIPS

Inutile de dire que nous n’avons pas tenté de vérifier l’efficacité réelle de ce système lors de notre test. Mais les innombrables crash-test effectués par la marque attestent bien de l’efficacité du système.

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Ce que nous avons pu tester en revanche, c’est ce que l’intégration de cette membrane MIPS pouvait changer au niveau de la morphologie et des performances du casque, une fois porté.

Sur le casque GIRO Agilis testé, un modèle milieu de gamme, le confort ne nous a pas paru modifié par rapport à un modèle standard.

L'ajustement est à la fois confortable et sûr grâce au système réglable Roc Loc 5 Mips, qui permet d'ajuster facilement la tension d'ajustement et l'inclinaison avant-arrière du casque, en quelques secondes, et d'une seule main. Il est également plus léger que les systèmes concurrents, ce qui en fait le nec plus ultra en matière de technologie de protection.

© GIRO
© GIRO

La ventilation n’est pas réduite par la doublure interne MIPS, comme c’était parfois le cas sur les premiers modèles équipés de cette technologie. Ce modèle GIRO utilise le principe d’aération « Wind Tunnel », associant des aérations actives dans la coque du casque et des canaux d'évacuation à l'intérieur du casque qui propulsent de l'air frais sur et autour de la tête du cycliste, tout en expulsant la chaleur et l'air vicié vers l'extérieur.

Seul le poids du casque peut être marginalement augmenté : la couche MIPS ne pèse que quelques grammes, mais cela peut faire la différence pour les cyclistes exigeants, à la recherche du casque le plus léger possible, notamment en compétition.

Et l’intégration de ce système de protection alourdira aussi le prix du casque. La rançon d’une protection ultime.

Modèle testé

  • Giro Agilis MIPS

  • Poids: 180g en taille M

  • Prix : 109,95 euros